La Fnaim prédit une bonne année 2017 pour l’immobilier

Le premier semestre de l’année s’annonce bien, dans la lignée du fort dynamisme observé en fin d’année 2016.

L’année immobilière 2017 démarre sous de bons auspices. La fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) anticipe une année dans la lignée de 2016, c’est-à-dire très dynamique. «Nous sommes dans une période faste, s’est réjoui ce jeudi Jean-François Buet, président de la Fnaim. Le deuxième semestre 2016 a été plus actif que le premier et nous restons au mois de janvier sur cette tendance forte».

L’année 2016 a été portée par des taux de crédit historiquement bas, qui ont redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs. En décembre 2016, ils ont emprunté en moyenne à 1,34%, contre 2,20% un an plus tôt. Selon Crédit Logement, la baisse des taux intervenue depuis octobre 2015 est équivalente à une diminution des prix des logements de 7,5% et de 24% depuis décembre 2011. «Les banques ont aussi été un peu moins exigeantes quant au taux d’apport personnel», complète Philippe Amestoy, directeur général délégué du groupe Crédit du Nord. Autant de facteurs qui devraient favoriser le marché immobilier en 2017 comme ils l’ont fait en 2016. Si les taux de crédit immobiliers ont amorcé leur remontée en décembre dernier, ils ne devraient en effet pas grimper brutalement cette année.

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Une année «plus modérée»

En 2016, le niveau des transactions immobilières a été très élevé, sans toutefois atteindre des niveaux records. 845.000 ventes se sont conclues, soit environ 2,4% du parc de logements existant, comme en 2011 mais encore loin des 2,7% atteints en 2004. «Ce dynamisme n’est pas le signe d’un marché inflationniste qui s’envole. La progression du marché reste raisonnable», se félicite Jean-François Buet. La Fnaim table pour 2017 sur 850.000 transactions dans l’année, dans les mêmes eaux qu’en 2016. Quant aux prix, ils devraient progresser en moyenne de 2% à 5% contre 1,5% l’année prochaine.

La deuxième partie de l’année sera marquée par deux incertitudes. La première porte sur l’ampleur de la hausse des taux de crédit, et la seconde sur les mesures adoptées par le prochain gouvernement en matière immobilière. «Il est difficile de se projeter au deuxième semestre 2017 en raison de l’inconnue que représente l’élection présidentielle» estime Jean-François Buet. C’est d’autant plus vrai que les candidats n’ont pas pour l’instant été prolixe sur le sujet.

Mais les grands réseaux restent globalement optimistes pour l’année à venir. Pour Laforêt, «tout semble indiquer que la dynamique engagée ne devrait pas s’enrayer. L’échéance du scrutin présidentiel ne devrait ni précipiter, ni ralentir la concrétisation des projets immobiliers». Century 21 juge de son côté que 2017 devrait être une année «plus modérée» que 2016. «Mais lorsqu’on passe de 30 à 25 degrés, doit-on pour autant dire qu’il fait froid?» souligne son président, Laurent Vimont.

 

(Par LeFigaro – Publié le 27/01/17 à 18:29 )